“Petit Suisse”

Argentina, Part 2‏

Buenos días!

Après avoir retraversé la frontière argentine à pieds, nous arrivons en autostop au village Perrito Moreno, qui se situe à quelques 700 km au nord du glacier du même nom. Nous pensons pouvoir emprunter la “Ruta 40” afin de rejoindre El Calafate, anti-chambre du fameux glacier. Malheureusement, nous apprenons qu’en cette saison – basse saison touristique -, aucun bus n’emprunte cette route!!! Nous sommes donc condamnés à faire un gigantesque détour, soit 26 heures de bus pour arriver à nos fins.

Arrivés à El Calafate, nos efforts sont récompensés: une promotion touristique incluant la visite du glacier – le seul au monde qui continue d’avancer et qui mesure environ 70 mètres de haut (hors de l’eau) et 4 km de large – et de la montagne Fitz Roy nous est proposée. Ça vaut le coup d’oeil!

Nous prenons ensuite les airs en direction d’Ushuaia. 75 minutes d’avion au lieu de 16 heures de bus pour le même prix! Ca nous permet d’arriver frais et dispo pour la visite de la Terre de feu. Nous visitons l’ancienne prison d’Ushuaia, lieu où tout a commencé. En effet, les condamnés récidivistes étaient envoyés depuis la capitale à Ushuaia afin de construire une nouvelle prison. Une fois la construction achevée, les prisonniers se sont attelés à la construction de la ville. Des histoires incroyables de tentatives d’évasion nous sont contées tout au long de la visite.

Le couchsurfeur qui nous accueille nous apprend à faire des empanadas, nous emmène en balade à Tolhuin et nous propose une journée de… ski! Manque de chance, au levé du jour, il neige et il fait jour blanc! Dommage, ça m’aurait bien fait plaisir de skier dans cette fabuleuse région où les skieurs de l’équipe de France et d’Autriche sont en cours de préparation. Le lendemain, nous prenons la mer pour une magnifique croisière auprès des lions de mer et des cormorans. La visite du “faro del fin del mundo” en constitue l’apogée! Un grand moment de se retrouver au “bout du monde” après 9 mois de voyage et des milliers de kilomètres parcourus.

À Ushuaia, nous entamons une remontée effrénée de 3’300 km de bus en 6 jours qui nous mène à La Plata, ville située dans la banlieue de Buenos Aires. En chemin, nous nous arrêtons à Rio Gallegos pour manger un bon asado chez des amis argentins et à Puerto Madryn pour voir les baleines. Quel spectacle!

Épuisés à notre arrivée à La Plata, nous profitons d’être “chouaillés” durant une semaine par la parenté éloignée d’Ana et des amis à moi. Nous enchainons les asados, poulets à la broche et les “facturas” en dessert. Nous préparons ainsi une bonne bedaine pour braver le froid européen!

Nous visitons Buenos Aires durant trois jours, ville que j’adore. Nous assistons à un ballet au théâtre Colon, troisième plus grand théâtre au monde. Nous achetons des places debout au sixième étage et comme la chance nous sourit une nouvelle fois, l’amphithéâtre est à moitié vide et nous nous voyons offrir des places assises dans le balcon en face de la scène au deuxième étage! Nous sommes en jeans et en chaussures de course, la grande classe!

Nous quittons la capitale la larme à l’oeil et rejoignons – en bus évidemment – les chutes d’Iguazu, une des sept merveilles naturelles du monde. Ça vaut le détour! Malheureusement, la météo n’est pas vraiment au rendez-vous… du moins du côté argentin. Le spectacle est tout de même magnifique!

Voilà, après la Cueca chilienne et le Tango argentin, j’emboiterai le pas de la Samba brésilienne dans le prochain épisode!

Bon vent et VIVA ARGENTINA!!!

Chile, Part 1 (& only)‏

Hola sipo,

Dix heures après avoir quitté Salta (Argentine), nous arrivons à San Pedro de Atacama, petit village touristique au nord du Chili. Les excursions sont nombreuses. Nous optons pour une après-midi de baignades dans un lac salé et des lagunes. Digne de la mer morte!

Le lendemain, debout à 3h du mat’ pour une visite des “Geysers del Tatio”. Les volcans sont extrêmement nombreux dans cette région du pays. Malgré le froid – le thermomètre affiche -10 degrés -, le spectacle est grandiose!

Le soir, nous prenons le bus pour Santiago: 24h de bus sans “escale”! Ça fait mal! Heureusement, nous sommes accueillis par des couchsurfeurs super sympas! Ils nous mettent à disposition un lit de 80cm pour deux – après 24h de bus, on ne se plaint pas – et nous préparent une spécialité culinaire locale: “el completo”, une variété de “hot-dog” composée de la traditionnelle saucisse, de tomates, avocat, mayonnaise et moutarde, le tout agrémenté d’une bonne bière locale. Ne manque qu’un bon match en cinq sets entre Federer et Nadal!!!

Après le repos des guerriers, ils nous font faire un tour de la capitale et nous procédons à d’autres succulentes dégustations: le “pastel de jaiva” (gratin de crabe), les “empanadas de marisco”, le fameux “arrollado” (sandwich de pieds de porc), “pichanga” (tapas), “sustancias” (sucrerie), etc.

Le lendemain, nous prenons le bus à destination de Viña del Mar et de Valparaiso. Cette dernière ville a connu un essor exceptionnel grâce à son gigantesque port. À l’époque de la ruée vers l’or aux États-Unis, les navires s’arrêtaient en effet dans ce célèbre port. Avec l’ouverture du canal de Panama en 1914, cette ville a perdu de son importance et l’économie locale s’est effondrée. Cette ville n’en reste pas moins magnifique. Construite sur une colline, elle dispose “d’ascenseurs”, sortes de wagons de train permettant aux habitants et aux touristes de monter (et descendre) sans effort.

Les maisons sont toutes colorées et les graffitis bordant les maisons donnent une touche très branchée à la ville! La specialité locale est la “chorillana”, un émincé avec des œufs et des oignons sur une montagne de frites. Très digeste! Les lions de mer et pélicans sont également au rendez-vous! L’un d’entre eux laissera même un souvenir impérissable sur mon imperméable! Joie et bonheur!

À “Valpo”, une grand-mère hyper stylée de 90 ans nous accueille durant deux nuits. Elle est fan de la “U”, une équipe de foot de la capitale. Elle arbore fièrement le maillot et nous montre l’album dont elle collectionne les vignettes! Mythique!

Près de Viña del Mar, cinq étudiants nous accueillent dans leur (très) humble demeure. La maison ressemble à une maison de passe. Nous dormons sur de vieux canapés pourris, le balai n’a pas été passé depuis 10 ans au moins et l’air passe par la fenêtre brisée. Toutes les conditions sont réunies pour passer trois bonnes nuits de sommeil. Après deux nuits, je souhaite quitter les lieux mais Ana refuse: les prix des chambres d’hostel sont chers en raison de la fête nationale et notre budget commence à se réduire drastiquement. Nous restons donc – malgré moi – une troisième nuit. Résultat: je me tape un rhume d’enfer et Ana souffre de démangeaisons en raison de piqûres de puces… Sans commentaire! À la suite de cette aventure, Ana nous a auto-proclamé les “ratpackers” (en lieu et place des backpackers)!

Nous retournons à Santiago en autostop pour la fête nationale (18 septembre).

Des chiliens que nous avons rencontré lors des excursions effectuées à San Pedro d’Atacama, nous emmènent danser la “Cueca”, danse traditionnelle chilienne, dans une “Fonda”, sorte de kermesse. Après deux “terremoto”, boisson doucereuse hyper alcoolisée – vin blanc, sirop de grenadine et glace d’ananas – rebaptisée à la suite du terrible tremblement de terre de 2010, Ana et moi maîtrisons les pas de danse…enfin presque. En tout cas, nous passons une excellente soirée!

Le 21 septembre, nous prenons les airs pour gagner la Patagonie chilienne. Les paysages ressemblent étrangement à la Suisse. Après 3 jours passés à Coyhaique, nous faisons de l’autostop pour rejoindre Puerto Guadal. Sept voitures se succèdent pour réaliser les 280 kilomètres! En chemin, nous visitons la “Capilla de marmol”, de magnifiques grottes en marbre qui se trouvent sur le “Lago General Carrera”. Ça se passe de commentaire!

Le lendemain, nous rejoignons la frontière argentine pour visiter les plus beaux sites de la Patagonie… Mais tout changement de pays implique un nouveau “carnet de voyage”. Je vous raconterai donc la suite dans le prochain épisode!

Pour résumé, le Chili est un pays étonnant qui nous a surpris et enchanté! Les gens sont cultivés, humbles et généreux, la nourriture est excellente, les paysages sont d’une variété exceptionnelle tout au long des 4300 kilomètres avec un climat désertique au nord, tropical au centre et tempéré au sud. Une destination qui, à mon sens, n’est pas assez considérée par les touristes… Je reprends donc volontiers le refrain entonné par les indigènes:
“VIVA CHILE MIERDA!!!”

À bientôt pour la suite des aventures des ratpackers!

ARGENTINAAAAAAAAAAAAAAAAA, Part 1!!!

Hola Che boludo!

Après 10 jours de “vacances”, – Ana ayant réalisé son rêve en visitant l’île de pâques et moi ayant rejoins mon pote Gustavo (el Negro Diaz) à Buenos Aires – Ana et moi nous retrouvons à Mendoza, ville et région très réputée pour ses vins, tout spécialement son Malbec.

Nous visitons les vignobles de Maipu, un des villages adjacents. Pour ce faire, nous circulons à travers les vignes à vélo. À l’aller et durant 15 km, nous nous arrêtons pour visiter différentes caves. Au retour et après avoir dégusté les meilleurs crus de la région, le coup de pédale est plus léger! Nous terminons la journée par une dégustation de chocolat. Patriote mais objectif, je dirai que le chocolat artisanal argentin est bon mais le chocolat suisse est quand même
nettement meilleur.

Mendoza se trouve à l’ouest de l’Argentine, à deux cents kilomètres de la Cordillère des Andes. Donc debout à 6h du mat’ pour la visite de l’Aconcagua.

Selon les gauchos, c’est le plus haut sommet d’Amérique du sud (6962m). Ce que contestent fermement les chiliens! C’est le lieu de préciser que la rivalité argentino-chilienne est comparable à la rivalité franco-allemande.

Au 19ème siècle, une guerre entre le Chili d’un côté et le Pérou et la Bolivie de l’autre fait rage pour l’acquisition des territoires au nord de l’actuel Chili. L’Argentine décide de se rallier à la cause de ces derniers et d’attaquer le Chili dans la région de la Patagonie. Pas très “sport” sur ce coup la… Vous comprendrez que les chiliens n’ont pas trop apprécié… Pour la petite histoire, les brésiliens sont intervenus au côté des chiliens et les argentins ont dû battre en retraite.

Après une randonnée enneigée à proximité de l’Aconcagua, nous innovons pour ne pas attendre le bus durant cinq heures et faisons de l’auto-stop! Après 30 minutes, un couple d’argentin accepte de nous escorter jusqu’à Mendoza. Une chouette rencontre!

Notre périple se poursuit en direction du nord du pays et le parc d’Ischigualasto, une merveille en plein désert argentin. Notre bus se faufile entre les rochers aux milles couleurs “sculptés” par l’érosion du vent. Au milieu du sable et des “cailloux”, les lamas et les lièvres sauvages se greffent au paysage. Magique!
Le soir même (enfin durant la nuit), nous enchaînons quinze heures de bus afin de rejoindre Salta. Cette ville au nord-ouest de l’Argentine est extrêmement appréciée des touristes. Les excursions proposées sont nombreuses et variées. Nous optons pour une journée de 525km de bus à travers la Cordillère des Andes. Les paysages sont d’une variété indescriptible. Nous visitons les Salinas Grandes: le 4ème plus grand désert de sel au monde! Ce n’est pas la mer de sel bolivienne mais c’est un grand spectacle pour les yeux!

L’excursion se termine par la visite du majestueux “Cerro de los siete colores” (la montagne des sept couleurs). À 21h, nous arrivons heureux à Salta, malgré un derrière très endolori!

À noter que contrairement aux Alpes, les volcans et les montagnes de la Cordillère des Andes continuent de croître! La Cordillère des Andes est née du processus de subduction des plaques tectoniques, une plaque s’étant “glissée” au-dessus de l’autre (et non comme les Alpes où les deux plaques sont “entrées en collision” pour s’élever).

Je ne suis peut-être pas très objectif quand je parle de l’Argentine tant j’aime ce pays, mais les paysages qu’offre le nord-ouest argentin font parties des plus beaux que j’ai vu durant ce voyage!

Dans le prochain épisode, je vous raconterai la suite de notre voyage dans la Cordillère des Andes…du côté chilien cette fois! Autre pays, autres paysages, même plaisir!

Un abrazo muy fuerte! Les quiero mucho!
Yves, redevenu “Chuletas”

PERUUUUUU!!!

Hola!

Nous arrivons à l’aéroport de Panama-City et coup de théâtre: on nous annonce que malgré notre réservation, nous sommes sur liste d’attente!!! À la porte d’embarquement, je reproduis le schéma paternel en m’adressant aux employés de la compagnie: un savant mélange de gentillesse et “mettage” de pression. Le résultat est probant: “upgrade” en 1ère classe!!! L’élève aurait-il dépassé le Maître???

À l’atterrissage à Lima, le contraste avec Panama-City est saisissant: les grattes-ciels cèdent la place à des maisons en adobe! Depuis l’avion, j’ai la sensation que ce sont des maisons en carton!

Lima, deuxième plus grande ville au monde construite dans un désert, n’est pas une ville extrêmement attrayante.

Après deux jours, nous nous rendons donc à Paracas. Un splendide désert en bord de mer nous y attend.

Et au levé du soleil, nous nous rendons en bateau aux îles Ballestas. Deux heures au cœur des phoques, lions de mer, otaries et des centaines de milliers d’oiseaux en tout genre! Quel plaisir pour les yeux (même s’il ne faut pas trop les lever au ciel: mon voisin s’est fait “rincer” par un oiseau)!

Notre séjour se poursuit à Nazca et ses fameuses lignes. Incroyable de penser que les habitants de Nazca aient pu tracer des lignes/figures/animaux d’une telle grandeur au sol sans avoir pu survoler la région au préalable!!! Nous profitons également du désert de Nazca pour faire du buggie et du… Sandboarding, soit du surf sur sable! DE-LI-RANT!!!

Nous montons – une nouvelle fois – a bord d’un bus, cette fois en partance pour Cuzco. 17h de trajet pour faire moins de 700km! Les virages s’enchaînent comme des perles, le bus atteint des altitudes peu communes et certains passagers souffrent tant du mal des transports que du mal d’attitude (non, cette fois je suis gracié!).

Cuzco est une magnifique ville perchée à 3700m d’altitude. Le soleil est au rendez-vous mais les nuits sont très…fraîches. Les monuments sont somptueux et les vestiges incas sont extrêmement bien conservés. Nous montons à cheval pour découvrir les ruines. Belle expérience!

Le lendemain, nous montons à bord d’un vieux train pour rejoindre la ville d’Aguas Calientes – et ses bains thermaux – qui est l’anti-chambre du site inca le plus célèbre: le Macchu Pichu!

Nous nous levons à 4h du mat’ pour 1h30 de montée à pieds afin d’être présents à l’ouverture des portes. Quel bonheur d’être les premiers à pénétrer dans ce joyaux! Cela permet de profiter de cette splendide vue et de prendre des photos sans 10’000 K-way rouge et vert! Quelle merveille de sanctuaire!!

Après le Macchu Pichu, nous prenons la direction de Puno pour voir le lac Titicaca! Un bateau nous mène aux îles flottantes – site malheureusement trop touristique – où résident des tribus locales dans des conditions inimaginables!

Notre périple en bateau se poursuit jusqu’à l’île Taquille. Les paysages sont idylliques! La couleur du Lac est digne des plus beaux océans.

Finalement, notre séjour de deux semaines au Pérou s’achève à Arequipa, une ville apaisante située au pied de deux splendides volcans.

Le Pérou est vraiment un pays extrêmement riche, autant culturellement qu’en terme de paysages! Un voyage à entreprendre impérativement malgré des distances importantes entre les sites et des voyages en bus extrêmement longs et fatigants…

Dernière étape: ARGENTINA!!!

PANAMA!

Holà!

Notre séjour de trois semaines au Costa Rica se termine sous le déluge! La tempête qui s’abat sur la côte des Caraïbes engendre inondations, effondrements de centaines d’arbres et un “éclatement” de la chaussée! Résultat: dans un premier temps, impossible de rejoindre la frontière du Panama en transport public.

Finalement, après 3 jours “d’attente” et 19h de trajet, nous gagnons Panama-City, capitale du Panama. Cette ville a connu un essor extrêmement rapide et est, architecturalement parlant, très imprégnée du style américains: les grattes-ciels poussent comme des champignons.

La vieille-ville de Panama est hétéroclite: les bâtiments luxueux et les baraquements délabrés se succèdent. Les contrastes sont étonnants!

Panama-City, c’est également le canal de Panama, plaque tournante de l’économie locale. Ce canal de 80km de long qui permet aux navires, paquebots et autres bateaux de relier le Pacifique et l’Atlantique (et vice-versa) est impressionnant à mains égards.

La construction à été initiée à la fin du 19ème siècle par les français, lesquels ont dû renoncer à l’achèvement des travaux en raison d’épidémies qui ont coûté la vie à plus de 20’000 personnes! Les américains ont achevés les travaux en 1914 et c’est seulement sous la présidence de Jimmy Carter en 1979 que la propriété du canal à finalement été transférée aux panaméens.

La construction d’un “deuxième canal”, plus précisément d’une deuxième voie, est actuellement en cours afin que de plus nombreuses, respectivement de plus grosses embarcations puissent traverser. Cela crée de nombreux emplois, tout comme la construction actuelle d’un métro, mais les panaméens redoutent qu’une crise de grande ampleur ne gagne le pays lors de l’achèvement des chantiers en 2014.

Le Panama possède une faune et une flore très riche. À l’inverse, la cuisine locale n’est pas très diversifiée: on y mange souvent des “beans” et du “ceviche” (poisson cru)… en tout cas quand on est backpackers!

Après cinq jours au Panama, nous quittons l’Amérique centrale et rejoignons ma “région” de cœur: l’Amérique du Sud!

Hasta la proxima!

COSTA RICAAAAAAAAAAA … PURA VIDA!!!

Holà Mae,

Après 5 heures de route pour rallier Las Vegas à Los Angeles et 13 heures de vol, dont deux escales au Mexique, nous arrivons à San José, capitale du Costa Rica.

La superficie de ce pays est semblable à celle de la Suisse mais elle n’est peuplée que de 4,5 millions de personnes, dont un tiers de la population vit à San José.

La capitale n’est pas une ville très attrayante… Dès lors, après deux jours, nous prenons le bus pour visiter ce que le Costa Rica a de plus beau à offrir: les parcs nationaux (forêts tropicales, chutes d’eau, bains thermaux naturels et volcans).

La découverte de ce pays me permet de percevoir d’un regard nouveau la beauté des arbres et des plantes (notamment une variété d’eucalyptus dont le tronc est de toutes les couleurs, les ficus locaux, le guarhumo, les “manos de tigres”), les oiseaux (les toucans, colibris, piverts) et les autres animaux (porc-épics, tortues, mygales, paresseux, papillons, lézards). La diversité de la faune et de la flore, la variété des paysages et des couleurs me fascinent (Je sais, je parle comme un vieux. Je vieillis… ou je muris, ça dépend comment on voit les choses!).

Mais le Costa Rica, c’est aussi un pays pour les amateurs de sensations fortes! Ana et moi nous laissons tenter par le “canopy”. Nous survolons ainsi la forêt tropicale de Monteverde grâce à 11 tyroliennes assis et couché à plat ventre tel superman (c’est ainsi que s’appelle l’attraction). Pour finir, nous nous élançons d’une passerelle pour le “Tarzan jump”: 40 mètres de chute libre agrippé à une corde. Le cœur s’arrête de battre et le cerveau cesse toute activité l’espace d’un instant. Du pur délire et idéal pour entraîner le lâcher-prise…

Nous vivons également une autre variété de sensations fortes, moins agréable celle-ci: le vol de sac à dos et de passeports dans le bus! Heureusement, les ambassades suisse et espagnole sont efficaces et nous délivre rapidement un passeport provisoire.

Les plages au bord du pacifique sont magnifiques! La mer est idéale pour les surfeurs mais aussi pour boire quelques tasses. Les vagues sont impressionnantes! Les singes et les ratons-laveurs nous rendent une visite de courtoisie sur la plage. Nous rencontrons également deux américaines et un italien. Ce dernier nous cuisine des carbonara à l’italienne! Un régal et ça nous change du “casado” quotidien, plat national composé de viande ou poisson, riz, salade et de “beans”. Diététique et digeste!

Au nord-est du pays, les plages de sable noir des caraïbes sont moins alléchantes. Mais la visite de cette partie du pays, plus précisément de la ville de Tortuguerro, nous permet de voir des tortues pondre des oeufs de nuit. Soixante oeufs par tortue! Tout un rituel et vraiment un spectacle unique. La visite de cette ville nous permet également de vivre une autre expérience: nous dormons dans le top 5 des pires hôtels dans lesquels nous avons dormi depuis début janvier! Et après avoir passé trois nuits dans un appartement de 200m2 chez de la parenté et avoir été traités comme des rois, le contraste est encore plus saisissant!

Le Costa Rica est un pays magnifique!!! Je vous conseille réellement de visiter ce pays… Mais prévoyez un budget solide! Toutes les activités et entrées dans les parcs nationaux sont payantes! Ce pays vit essentiellement du tourisme et il faut donc constamment garder le porte-monnaie à portée de mains. Pas idéal pour des backpackers en tour du monde…

Villes et sites visités: San José, Volcan Poas, Volcan Arenal, La Fortuna, Monteverde, Quepos, Manuel Antonio, Tortuguerro, Cahuita, Puerto Viejo.

PURA VIDA!!! (terme local utilisé pour dire merci, à bientôt, de rien, au revoir, bisous…)


L.A. & LAS VEGAS

Hi guys,

À notre arrivée à Los Angeles, nous sommes accueillis par un couple exceptionnel!!! Luke et Sarah vivent dans un très bel appartement qui se situe entre L.A. Downtown, Hollywood et Beverly Hills.

Ils nous amènent voir le “Walk of fame” à Hollywood Boulevard, le fameux écriteau “Hollywood”, nous sirotons un cocktail sur le “roof top” d’un des hôtels les plus jet-set de la L.A., lequel offre une vue grandiose sur l’ensemble de la ville. Nous retournons également en enfance ensemble en passant une journée délirante à Universal Studios.

Luke et Sarah nous prêtent leurs vélos pour nous rendre à Venice Beach et leur voiture pour nous rendre à … LAS VEGAS!!! où Ana et moi passons 36 heures exceptionnelles! En chemin, nous nous arrêtons quelques heures a “Red Rock Canyon”.

Nous flânons ensuite à travers Las Vegas, cette ville de lumières (au sens premier du terme), découvrons le “stras” et le show à l’américaine, visitons les hôtels les plus célèbres, nous qui logeons dans l’un des hôtels les plus modestes de Las Vegas Boulevard, le “Imperial Palace” une vieille gloire qui n’a de palace que le nom… Mais nous profitons tout de même d’un lit matrimonial dans la Deluxe suite… qui s’avère malgré tout nettement plus confortable que le parquet sud-coréen.
Voilà, prochain épisode: Costa Ricaaaaaaaaaaaa!



HAWAII
Aloha!!!!

Le jour du départ de Séoul pour Hawaii, nous “glandons” une bonne partie de l’après-midi à l’aéroport de Séoul. Grosse erreur! Lors du check-in, on nous réclame le visa pour les États-Unis. Détail que nous avions omis. Trente minutes plus tard et les formalités administratives réglées par internet, nous nous représentons au guichet soulagés. On nous annonce que ce genre de visa pour touristes nécessite la preuve de l’achat d’un billet d’avion attestant du départ du sol américain dans les 90 jours. Nous avons certes prévu la destination suivante mais n’avons pas encore acheter les billets d’avion. Ana est désespérée. Quelques minutes plus tard, après avoir acheté les précieux sésames sur Internet, nous procédons enfin au check-in! Quelle aventure!!!

Le vol Hawaiian Airlines pour Honolulu me rappelle les (belles) années Swissair: l’avion est équipé de sièges des avions du début des années 90, il n’y pas d’écran individuel mais uniquement un écran géant central et l’air conditionné marche à plein régime.

Après environ 9 heures de vol, nous arrivons à Honolulu. Nous avons quitté la Corée du Sud le 6 juillet à 23h et sommes arrivés sur sol américain le 6 juillet à …13h! Fait divers amusant, nous avons vécu deux fois la même journée en raison du décollage horaire de 19 heures! À l’aéroport, c’est la déception: je ne vois pas l’ombre d’une vaïné prête à m’accueillir…

Passer du Japon et de la Corée du Sud aux États-Unis, c’est passer de l’humilité à la fierté nationale, de la cuisine équilibrée au “fast food”, d’une population maigre à obèse, du raisonnable à la démesure.

Nous passons notre séjour sur l’île d’O’ahu, l’île hawaiienne principale. Les plages sont absolument splendides, la mer est turquoise, les vagues idéales pour les surfeurs. La flore est resplendissante, tout particulièrement les arbres fleuris.

Nous nous baladons également dans le cratère du “Diamond Head”, le volcan le plus célèbre de l’île. La balade sur sa crête nous offre une vue exceptionnelle sur la capitale.

Nous visitons le site historique de Pearl Harbor. Mon intérêt ne se porte pas réellement sur les navires et les missiles américains qui sont exposés mais plutôt sur le musée qui explique le contexte politique et économique, ainsi que les conséquences de l’attaque japonaise. Vraiment super intéressant!

Notre séjour coïncide également avec ” The Independence Day”! On sent que c’est la crise aux États-Unis: les feux d’artifice ne durent que 10 minutes… En musique de fonds, les américains entonnent fièrement des “USA, USA, USA…” et les drapeaux américains sont en berne. A la fin du spectacle, la voix de Bruce Springsteen se fait entendre dans les enceintes: “Born in the USA, Born in the USA…”!

À Hawaii, j’ai été très impressionné et attristé par le nombre de “homeless” que l’on voit dans les rues et les parcs. Bien que j’ai vu énormément de gens dormir par terre en Inde, le sentiment éprouvé aux États-Unis est différent. En Inde, on sent une solidarité entre personnes sans domicile fixe et une sorte de respect au sein de la population. Aux États-Unis, ces personnes vivent de manière totalement isolées et en marge de la société. Ils en sont littéralement exclus.

Au pays du surf, nous logeons (et profitons enfin d’un lit, quel bonheur!) chez Jordann, une américaine de 22 ans qui vient d’intégrer la “US Navy”. On sent chez elle une réelle fierté de porter l’uniforme, ce qu’Ana et moi peinons quelque peu à comprendre. Pour la remercier de son hospitalité, Ana prépare un “gazpacho”. Sa réaction? “It is so healthy that I will be sick!”. La pauvre a mis une demi-heure à manger son petit bol de soupe et a eu recours à deux grands verres d’eau. Je ne suis pas persuadé qu’elle passera un jour par Barcelone… Elle s’est ensuite immédiatement ruée sur le pot de glace de 5 litres! Et oui, aux États-Unis, tout est toujours très GRAND! “BIGGER is better!”

Notre bref séjour de trois jours dans le 50eme États américain m’a valu un petit coup de soleil mais nous a surtout permis de recharger les batteries. Nous rejoignons à présent la Californie pour la suite des aventures!

Take care!

SOUTH KOREA
Anniong-haseyo (ou quelque chose comme ça…)!

Nous quittons donc le Japon un jour de pluie et rejoignons la Corée du Sud en bateau. La mer est déchaînée, le bateau tangue et moi je ne me sens vraiment pas au mieux. Au bout d’une demi-heure, Ana me voit blanc comme un drap et me donne une pastille de “Biodramina”. Je ferme les yeux durant tout le trajet pour éviter le pire et après 3h30 de montagnes russes, je ne suis pas mécontent de nous voir gagner le port de Busan.

Busan est la deuxième plus grande ville du pays. Elle allie modernisme et tradition. Busan se situe en bord de mer au sud du pays. C’est une ville en pleine croissance et en vive concurrence avec la capitale Séoul. Ce qui impressionne à Séoul, ce sont les écrans de télévision géants que l’on trouve sur les immeubles à tous les coins de rue. Seoul est vraiment une ville très agréable.

Pour être honnête, la raison principale de notre visite en Corée du sud est le prix avantageux du billet d’avion pour rejoindre le Nouveau Monde. Nous y passons donc une petite semaine sans trop de plans, ni trop d’attentes. Nous avons une chance incroyable, celle d’être hébergés par un afro-américain à Busan et par une famille coréenne exceptionnelle à Séoul (vive couchsurfing!). Ces derniers sont extrêmement généreux, ouverts et curieux. Ils nous promènent en voiture à travers la ville, nous invitent à manger divers plats sud et nord coréens. Nous mangeons donc une soupe de pâtes froide, une espèce de gigantesque et succulente charbonnade (une des spécialités du pays), tout en sirotant les alcools locaux, notamment le “Takju”, un alcool de riz blanc comme le lait, et le “Soju”, un genre de whisky. Ils nous permettent d’appréhender un peu mieux la culture coréenne.

En Corée, la coutume est d’aspirer les pâtes en faisant le plus de bruit possible dans le but de signifier au cuisinier que l’on apprécie sa cuisine. Dans les métros, TOUS les coréens sont accaparés par leur Androïde, le pendant coréen de l’iPhone. Vive la dépendance (sans jugement aucun puisque je fais également parti de ces gens qui ne peuvent se priver de leur natel…)! Dans les marchés, il faut avoir le cœur et le ventre bien accroché: les abattoirs jouxtent les stands de fruits et légumes. Nous y voyons – temporairement – courir les lapins et les poules. Quelques heures plus tard, les pattes de poules sont exposées au stand d’a côté. Avec la viande de chien, c’est un des plats les plus appréciés des coréens. Très peu pour moi…

Les coréens sont des gens généreux qui respirent le calme et la tranquillité. Ils aiment bien boire un verre (ou deux) et déconner! Ils sont vraiment drôles et on a passé d’excellents moments avec tous les coréens que nous avons rencontré. Ils sont moins organisés que les japonais (qui sont les maîtres en la matière) mais vivent sûrement moins dans la répression.

Finalement, malgré quatre nuits passées à (peu) dormir sur le parquet, nous avons passé une très chouette semaine en Corée! Dans le prochain épisode, je vous raconterai notre séjour chez l’Oncle Sam!

À très bientôt!

JAPAN “PART 1 … and ONLY”

Konichiwaaaa!

Après quelques semaines en Suisse, votre cher voyageur a repris la route. Destination? le Japon! J’y rejoins Ana, ma “compañera de viajes” indienne et népalaise – enfin surtout espagnole – préférée.

À l’arrivée à l’aéroport de Tokyo, je suis impressionné par la propreté des lieux. Pas une poussière par terre; l’aéroport a été lustré! Je passe 3 minutes entre ma sortie de l’avion et mon arrivée au tapis roulant. Les bagages sont déjà tous en train de “circuler”! À peine croyable!

En route pour Tokyo, je constate que l’efficacité et la rigueur sont de mise même en matière d’aménagement du territoire: chaque (centi-)mètre carré est utilisé! Pas de quoi pouvoir profiter d’une quelconque vue si ce n’est de celle de la douche de la voisine… Autre exemple, le gazon des parcs est digne du Central de Wimbledon le premier jour du tournoi (puisque c’est la période): pas un brin d’herbe qui dépasse!

Tokyo est la capitale économique du Japon. C’est une ville qui grouille de monde. Les trains sont bondés aux heures de pointe et les gens poussent de toute part pour se faire une petite place! Même dans ces conditions, les japonais parviennent à s’endormir en 2 secondes dans les transports publics… Quant à Kyoto, ancienne capitale du Japon, c’est une ville emplie de tradition. On y trouve de nombreux sites historiques et de magnifiques temples. Pour ma part, je ne savais pas que les japonais étaient aussi croyants et pratiquants! Enfin, la visite d’Hiroshima, ville chargée d’histoire, m’a beaucoup touché. Le mémorial des victimes du 6 août 1945 est un site très austère mais qui permet de se rendre compte, même 60 ans plus tard, de la cruauté du moment. Le parc adjacent est rempli de petits symboles appelant à la Paix dans le monde.

Bien qu’ils ne parlent presque pas anglais, les japonais sont incroyablement serviables et gentils avec les touristes! Petite anecdote pour illustrer le propos: Passionnés par le jeu “Angry birds” sur iPhone, Ana et moi avons raté la sortie d’un train et ainsi manqué la connexion pour notre prochaine destination. Manque de chance, c’était le dernier train de la journée! Un japonais s’approche de nous et voyant notre désespoir, il nous propose… de nous y amener en voiture! Il est 22h, il pleut des cordes et notre lieu de destination est à environ 1h30 de voiture!!! Nous arrivons donc à destination en voiture aux alentours de minuit! Vraiment exceptionnel!!

Les gens sont également extrêmement polis, humbles et respectueux envers les autres et les traditions! C’est ainsi que le contrôleur de train fait une petite “courbette” aux passagers en entrant et en sortant des wagons. Dans les files d’attente, les gens attendent respectueusement leur tour! Et pas un piéton japonais ne traversera la route si le feu est au rouge! Bref, on se sent vraiment à l’aise et en sécurité dans ce pays.

Au pays du soleil levant, le prix des logements et de la nourriture est extrêmement cher, du moins pour des backpackers comme nous… et le leitmotiv d’Ana c’est “hay que ahorrar!” (il faut économiser). Nous avons donc trouvé la parade: http://www.couchsurfing.com. Ce concept original qui permet de loger gratuitement chez l’habitant fonctionne super bien! À Tokyo, nous logeons durant 5 jours dans une magnifique maison! Nous dormons sur des futons et la cuisine est gigantesque alors nous cuisinons de bons petits plats de chez nous! À Kyoto, nous renouvelons l’expérience durant 4 jours. Les conditions sont plus rudimentaires et nous dormons par terre. L’appartement est assez bordélique! Il a donc d’abord fallu nettoyer et ranger en arrivant pour le plus grand plaisir d’Ana qui en a également profité pour refaire la déco de la chambre… Et à Osaka, une famille de jeunes japonais nous accueille chaleureusement dans leur duplex! Nous sympathisons avec eux et découvrons un peu mieux la culture japonaise. Vraiment une super chouette expérience!!!

Comme tout le monde le sait, le Japon c’est le pays des “Hello Kitty”, des sushis, des Mangas mais aussi le monde de la technologie. A cet égard, les toilettes sont vraiment exceptionnelles! Les sièges sont chauffants et il y a plus de boutons que dans le cockpit d’un avion: le bouton pour se faire nettoyer le derrière et une option spéciale pour ces dames, le bouton pour régler la puissance et la température du jet, le bouton pour la chasse-d’eau, le bouton pause, le bouton stop, etc. Mais entre les boutons en pictogrammes japonais et ma maladresse légendaire, une erreur de manipulation est vite arrivée…et la surprise de taille!

Au Japon, c’est actuellement la saison des pluies mais nous avons beaucoup de chance; il n’a plu que durant quelques jours. Et le jour de notre ascension du Mont Fuji, le célèbre volcan japonais, le soleil rayonne et la vue est dégagée.

Nous visitons également de nombreux temples, châteaux, parcs magnifiquement fleuris et de nombreux “Toriis”, fierté nationale! De plus, nous profitons pleinement de tous les plaisirs locaux: nous savourons quelques doux instants dans les onsen japonais (bains termaux), participons à une dégustation de saké, mangeons de la “bouffe de rue” de qualité (udon, sushis, brochettes, huitres, omrice,..), circulons en Shinkansen (célèbre train qui avance plus vite que son ombre et dont l’abonnement “JR Pass” de 14 jours est une invention exceptionnelle puisqu’il nous a permis de traverser une grande partie du pays) et pour ma part, je me rince discrètement l’oeil en voyant quelques belles Geishas déambuler dans les rues. Bref, nous passons un excellent séjour au Japon!

Le 26 juin, nous prendrons la mer pour nous rendre en Corée du Sud! Le séjour sera court mais sûrement super intéressant!

Pour plus de photos du Japon, consultez ma page Facebook et/ou la version espagnole du blog.

Voici les principales villes et sites japonais visités: Tokyo, Kamakura, Nikko, Mont Fuji, Takayama, Kanazawa, Gero, Kyoto, Osaka, Hiroshima, Miyajima, Fukuoka.

Sayonara!

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